mercredi 20 juillet 2011

Les Ramoneurs









William Blake

Un poème de William Blake qui raconte l'existence difficile d'un jeune ramoneur (climbing boy).  À l'époque, de jeunes enfants étaient recueillis ou même vendus à des ramoneurs et ils étaient entraînés pour se faufiler dans les cheminées pour les nettoyer.  Ces jeunes garçons subissaient ainsi de nombreux supplices, car en plus de la pauvreté et de la saleté, ils développaient de nombreux problèmes de santé dû aux positions difficiles qu'ils devaient adoptées et de la proximité avec les éléments volatils de la suie de charbon.


Songs of Innocence
When my mother died I was very young,
And my father sold me while yet my tongue
Could scarcely cry 'weep! 'weep! 'weep! 'weep!
So your chimneys I sweep, and in soot I sleep.

There's little Tom Dacre, who cried when his head,
That curled like a lamb's back, was shaved: so I said,
"Hush, Tom! never mind it, for when your head's bare,
You know that the soot cannot spoil your white hair."

And so he was quiet; and that very night,
As Tom was a-sleeping, he had such a sight, -
That thousands of sweepers, Dick, Joe, Ned, and Jack,
Were all of them locked up in coffins of black.

And by came an angel who had a bright key,
And he opened the coffins and set them all free;
Then down a green plain leaping, laughing, they run,
And wash in a river, and shine in the sun.

Then naked and white, all their bags left behind,
They rise upon clouds and sport in the wind;
And the angel told Tom, if he'd be a good boy,
He'd have God for his father, and never want joy.

And so Tom awoke; and we rose in the dark,
And got with our bags and our brushes to work.
Though the morning was cold, Tom was happy and warm;
So if all do their duty they need not fear harm.
Songs of Experience
A little black thing among the snow,
Crying "'weep! 'weep!" in notes of woe!
"Where are thy father and mother? Say!"--
"They are both gone up to the church to pray.

"Because I was happy upon the heath,
And smiled among the winter's snow,
They clothed me in the clothes of death,
And taught me to sing the notes of woe.

"And because I am happy and dance and sing,
They think they have done me no injury,
And are gone to praise God and his priest and king,
Who make up a heaven of our misery."

   -  William Blake

mercredi 29 juin 2011

La cour intérieure

Ce que j'ai en tête ressemble à peu près à ceci.

Les ombres

Nouvelles vidéos inspirantes pour la séquence de théâtre d'ombres.



Symétrie

En discutant avec Léna (DOP), nous en sommes venu à trouver une certaine signature visuelle.  Nous cherchons à travailler les lieux de façon symétrique, ou du moins à trouver un équilibre intéressant dans les lignes et les formes que les lieux offrent.  Il est important de bien travailler nos perspectives et nos cadres puisque le début du film est presque entièrement filmé en plans larges.  Voici quelques images qui m'inspirent.  Je vous invite à collectionner des images qui vous inspirent également...










Des toits en silhouette

Voici quelques images pour donner une idée de comment je vois l'image finale.  Évidemment, ce ne sont pas les images les plus esthétiques, mais ça permet de comprendre la dynamique et le contraste que je recherche.










mardi 28 juin 2011

Inspiration pour la séquence en ombre

On connaît tous cette séquence d'ouverture.  Mais j'apprécie particulièrement l'utilisation des lignes et des formes des silhouettes et des possibilités transitoires qu'elles offrent.

mardi 14 juin 2011

Des fausses fenêtres...

On dirait que je ne suis pas le premier à avoir eu une telle idée...

Par des autocollants dans les fenêtres...



ou même par des procédés plus complexes...



Du théâtre d'ombre

Quelques exemples des possibilités qu'offre le théâtre d'ombres.  Notez le mélange de techniques qui proposent la création d'un univers très rapidement.  Ainsi, on peut passer d'une ombre intra-diégétique à une ombre extra-diégétique, où les ombres viennent présenter l'univers intérieur du personnage.

Une rue intérieure?

En effet, mon scénario demande des lieux extérieurs à l'intérieur, ce qui ne semble pas facile à trouver.  Et pourtant...


Nous en avons une à Montréal...



Et il y a en d'autres dans le monde





Des inspirations...

La fin ouverte de THX 1138 est évidemment une inspiration.

Ce petit sketch de Phylactère Cola propose le même genre d'univers sur la recherche de liberté et le piège de l'illusion.

Aperçu

Une petite histoire racontée en deux versions.



Quelles sont vos conclusions?

lundi 13 juin 2011

Fenêtre sur ?

Une fenêtre obstruée est un paradoxe en soi.  Une ouverture fermée à jamais, dès lors elle n'a plus de raison d'exister, mais demeure comme trace d'un passé oublié.  Une fenêtre barricadée est automatiquement entourée d'une aura de mystère, comme si nécessairement elle recelait un secret, elle stimule l'imagination beaucoup plus qu'une fenêtre ouverte, d'où la force du cinéma de cacher plus qu'il ne montre...